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Elipson 1938-2006
Elipson 1938-2006
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L’historique
Le commencement de chaque histoire, donne lieu toujours au plus folles
recherches, aux inventions les plus poussées, à une liberté de pensée sans
contrainte.
Dans l’histoire de la restitution sonore, Elipson avec Joseph Léon fut l’un de ces
pionniers qui reste encore aujourd’hui comme l’un des emblèmes du son à la
Française. Par le nombre, l’ingéniosité et la « simplicité » des solutions appor-
tées, par ce regard bien spécifique apporté au son, Joseph Léon reste comme
l’un des fondateurs de ce que l’on appelle aujourd’hui l’audiophilie.
Joseph Léon est né, à bordeaux en novembre 1908. Il suivra dans ses
études la voie tracée par son père en suivant la formation des Arts et métiers.
La formation d’ingénieur de Joseph Léon est l’une des clefs pour comprendre
sa philosophie et son état d’esprit qui le guida dans ses recherches. En 1930 il
rentre à la Compagnie Radio Cinéma en tant qu’ingénieur montage et mise au
point pour la sonorisation des salles de cinéma. Parallèlement avec son frère, il
met au point un système d’enregistrement portatif.
En septembre 1939 il rejoint le 38ème du génie. Prisonnier en juin 1940, il est
déporté en Silésie, rapatrié très malade en 1942, il entre dans la résistance sous
le nom de Jo. Il crée les transmissions du maquis du Lot. En 1945 il est affecté
à l’état major des transmissions. Il reçoit en 1945 la croix de guerre avec étoile
de bronze. Il est démobilisé en 1946, et entre dans la société Multimoteur, futur
Elipson. Pour anecdote, le nom de la société à été trouvé par son frère Jean
Léon (contraction de ellipse et son), (et il faut bien prononcer Elipson, et non
pas Elipsonnne..).
La société, fondée en 1938, commença par s’appeler « Multimoteur » et fabri-
quait de petits moteurs pour entre autre des jouets électriques. C’est en 1940
que commencent les recherches du modèle que l’on nommera plus tard «
Chambord » (dû à la sonorisation du château), une boule avec un réflecteur
elliptique; recherches menées à l’époque Mr Bazin et Mr Latour afin de diver-
sifier l’offre de la marque. Ce fut le modèle emblématique de la marque durant
toute cette période. C’est en 1948 que Joseph Léon arrive à la tête de la société
et en 1951 que la société prend son nom actuel. C’est Joseph Léon qui insuffla
les recherche tous azimuts sur les réflecteurs, les résonateurs… durant cette
période.
De par sa formation d’ingénieur, il avait une vision bien a lui du son, fait de
recherches, perfectionnements, de rigueur… partant de postulat de base, que
les haut-parleurs seront à jamais le point faible d’une enceinte, et que l’oreille
détecte plus le décalage fréquence que de puissance dans le spectre sonore et
que partant de cela il fallait réussir le son le plus vrai et vivant avec toute la
subjectivité que cela comprend.
L’idée sur laquelle travailla Joseph Léon, est de concentrer toute l’énergie
acoustique du haut-parleur par le biais du réflecteur,donnant une enceinte avec
un style visuel encore jamais vu, du design ultra moderne, que l’on retrouve
parfois dans les produits actuels, sans en avoir la volonté première. En dévelop-
pant le système de la conque, Elipson permet de sonoriser de grand espace avec
précision et qualité.
L’un des autres principes grandement développé par Joseph Léon, est de
charger le haut-parleur par le biais d’un double résonateur.
Durant cette période chaque modèle était travaillé pour un endroit avec une
volonté spécifique; un évent, un haut-parleur spécifique, un réflecteur spé-
cifique ellipsoïde, / 180 / feuille… Ce qui donne un nombre considérable de
modèles. Joseph Léon semblait toujours guidé par la perfection de la restitution
sonore, pour chaque cas il devait tout remettre à plat. Et avec sa rigueur et sa
ténacité, choisissant chaque le meilleur composant du moment avec soin. Car si
le 215 SRTF de Supravox fut rendu mythique par Elipson, ce n’était pas le seul
haut-parleur utilisé. Dans des séries spécifique il y eu des Princeps, Audax, des
Tannoy, des JBL, des Goodmans , des Cabasse des tweeters ….
Elipson travaillait principalement pour la sonorisation et donc avec des
professionnels. Mr Léon semblait refuser toutes démarche « marketing » et
publicitaire.
A partir de 1960 la société commence les recherches d’enceintes multivoies avec
le dépôt de nombreux brevets et modère les recherches sur le réflecteurs.
Ce changement commence par la commande de l’ORTF d’une enceinte de mo-
nitoring de qualité. Cette recherche commune aboutira par une première série
du modèle « Religieuse » dont il y a du avoir une vingtaine de modèle. C’était
une ogive orientée à 30° avec un Princeps elliptique, un médium en décalage
(HP Cabasse) avec une surprise de Mr Léon, un micro Mélodium en guise de
tweeter, positionné en décalage mécanique afin d’optimiser la réponse en phase
avec les autres haut-parleurs, tout cela alimenté par un ampli tri phonique
Schlumberger à lampes situé dans le pied. Ce décalage de haut-parleur per-
met de les mettre en phase les différents haut-parleurs afin d’avoir une image
cohérente, principe mis au point avec les modèle 402 ou 502. Ce modèle reste
mythique par ses avancées techniques aussi bien que par son esthétique « extra-
ordinaire » encore plus à l’époque qu’aujourd’hui. Et de ce modèle on trouve
plusieurs versions ; le côté expérimental (recherche perpétuelle) de Joseph
Léon reste toujours là.
Le 25 mars 1962, Mr Léon est médaillé de l’ordre du mérite pour la recherche et
l’invention.
En 1962 Joseph Léon est nommé au grade de Chevalier de l’ordre du mérite
EN cours